© AZC, Pont Trampoline à Paris, 2012 © AZC architectes
« Il fallait être gonflé pour monter ce projet », lance Frédéric Migayrou, co-commissaire de l'exposition « Aerodream », qui repose au Centre Georges Pompidou-Metz. Trait d'humour qui annonce une histoire du pneumatique. Le mot vient de pneuma, le souffle, en grec ancien. Ce rappel étymologique pose d'emblée la respiration comme une source d'inspiration : chercheurs, militaires, artistes nourrissent un rapport organique au gonflable, métaphore de la vie. Une sorte de main géante imaginée par les membres du Gruppo T, en 1959, ouvre le parcours. Ses doigts mobiles, flottants, flirtent discrètement avec le public. Les tout premiers dirigeables, comme le rappelle la suite de la visite, donnent à l'homme le pouvoir de voler. L'air s'incarne, dès les années 1960, dans l'architecture, le design, l'art... Au mobilier de Bernard Quentin, présenté à mi-parcours, répond, sur un écran suspendu, une performance de Merce Cunningham et d'Andy Warhol animée par des ballons d'hélium argentés. Synonyme de légèreté, l'architecture gonflable promet un moyen de s'affranchir des matériaux encombrants. Jusqu'à ce que le discours écologique batte en brèche le recours au plastique. Aujourd'hui, l'essor de nouvelles technologies, plus respectueuses de l'environnement, contribue à redorer le blason du gonflable. En témoignent les travaux d'Achim Menges, Kengo Kuma, ou encore de l'Atelier Zündel Cristea...
Des architectes qui ne manquent pas d'air.
Bouncing Bridge, un pont temporaire conçu en 2012 par l’agence d’architecture AZC dans le cadre du concours Arch Triumph. Objectif ? Imaginer le 38e pont de Paris.

