© © Alan Chu
Pour répondre à la demande du propriétaire, les architectes imaginent non pas ce qui serait une résidence permanente, mais plutôt le logement idéal pour une période de transition. S’ils conservent la séparation originelle des fonctions (pièce de vie au rez-de-chaussée, zone intime en mezzanine), ils se focalisent plus particulièrement sur le dessin du mobilier qu’on jurerait encore emballé, prêt à être déménagé d'un moment à l'autre !
Réponses des architectes
Les architectes souhaitent qu’un seul élément organise l’ensemble de l’espace. Ils dessinent donc des boîtes en pin autoclave – un traitement en profondeur qui permet au bois d'être protégé d’agressions biologiques comme les insectes ou les champignons responsables de sa détérioration. Ces caisses, qu’on pourrait croire combinées ou superposées au hasard, courent le long des murs du premier niveau puis habillent le sculptural escalier métallique menant à la mezzanine. De tailles variables, elles forment le squelette de tout l’appartement de près de 36 mètres carrés. Fixes, montées sur coulissants ou vérins, elles multiplient les fonctions dans la cuisine et le séjour et camouflent une partie de la structure existante de l’étage supérieur.
Détails
Pour apporter dynamisme et surprise, l’intérieur des caisses est parfois peint d’un rouge vif, signe, pour les architectes, « d’une ambiance jeune et sans prétention ». Alan Chu et Anita Meduna privilégient aussi le jeu des contrastes, entre un niveau de réception aux teintes chaleureuses (bois clair du mobilier, céramique émaillée blanche au mur) et l’étage supérieur plus intime, avec son parquet en Canela foncé et ses revêtements sombres, dans le prolongement direct de l’escalier métallique noir, point de transition marqué entre ces deux univers.

