Passée entre les mains des Romains, des musulmans, des chrétiens, Valence a parcouru un sacré chemin, depuis sa naissance en 138 av. J.-C. Forte de quelque 790 000 habitants, c'est la troisième ville d'Espagne, après Madrid et Barcelone. De capitale mondiale du design 2022, elle passe capitale verte de l'Europe 2024, titre qui salue un ensemble d'aménagements urbains respectueux de l'environnement. Mode de transport privilégié sur place, le vélo permet de sillonner près de 300 parcs. Le principal épouse, sur 12 kilomètres environ, les courbes d'un fleuve dévié en 1960, à la suite d'une terrible inondation. Il s'agit du Jardín del Túria, que traversent 18 ponts d'époques et de styles variés : les ponts de la Trinidad, de Serranos, de San José, respectivement datés du XVe , du XVIe et du XVIIe siècles ; los puentes 9 de Octubre, de las Flores, de l'Assut de l'Or, tous dessinés par Santiago Calatrava Valls ; el puente de las Artes, conçu par Norman Foster, entre autres. Bordée par une plage de 2300 mètres, où l'icône nationale Joaquín Sorolla (1863-1923) se plaisait à peindre, la marina de Valence a, elle aussi, beaucoup changé avec le temps. L'architecture moderniste de l'edificio del Reloj, ancienne propriété privée où siège l'autorité portuaire de la ville, contraste avec le modernisme des Tinglados, hangars qui accueillent désormais expositions, congrès et événements sportifs. Sans oublier le Veles e Vents de David Chipperfield (prix Pritzker 2023) et Fermín Vázquez, élégant vestige de l'America's Cup 2007, qui offre une vue imprenable sur les environs. Que l'exploration commence !
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Tout nouveau tout beau Après sept ans de travaux, le Palacio Valeriola, ancien palais devenu le siège du journal Las Provincias, puis une discothèque gardée par deux lions, vient de rouvrir ses portes, fin novembre, en tant que Centro de Arte Hortensia Herrero. L’établissement présente une centaine d’œuvres de 50 artistes environ (Olafur Eliasson, Julian Opie, David Hockney, Anselm Kiefer)… Le premier et le deuxième étages donnent directement sur la cour privée de l’Iglesia San Juan del Hospital, la première église chrétienne fondée après la reconquête, en 1296, du royaume Valence, jusqu’alors musulman.
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©Adolfo Beneto courtesy CAHH |
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Temple national de la céramique Inauguré en 1954, restauré en 1990 par Ginés Sánchez, le Museo Nacional de Cerámica y Artes Suntuarias González Martí abrite la collection d’art et de céramique d’un certain Manuel González Martí. Ce somptueux palais orné de sculptures appartenait toutefois au marquis de Dos Aguas, dont les appartements se déploient au premier étage. Au second, place à des antiquités grecques, romaines, ibériques, des pièces médiévales de Manises et de Paterna et des azulejos de la maison Real Fábrica de Loza Fina y porcelana de Alcora. Épatant. C. del Poeta Querol, 2, 46002 València, Espagne www.culturaydeporte.gob.es/mnceramica |
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Retour vers le futur Valence était traversée par le fleuve Túria, qui fut dévié en 1960 à la suite d’une inondation catastrophique. Une longue coulée verte s’étire à la place sur plus de douze kilomètres. Ce Jardín del Túria comprend notamment la Cité des arts et des sciences, complexe futuriste en grande partie dessiné par Santiago Calatrava Valls (né en 1951). L’intérieur du CaixaForum – Ágora ressemble fortement à celui de l’Oculus new-yorkais, autre réalisation de l’architecte espagnol. Tout autour, le cinéma et planétarium Hemisfèric ; le Palais des Arts Reine Sofía, opéra doublé de plusieurs auditoriums ; et le pont de l’Assut de l’Or, le plus haut monument de la ville (123 m). |
©David Rota-Visit Valencia |
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Un régal pour les yeux et les papilles Cap sur l’incontournable Marché central. Fort de 1200 stands de produits frais répartis sur 8000 mètres carrés, il s’agit de l’un des plus grands d’Europe. Levez la tête pour observer le blason en vitrail de la ville : un losange rayé or et rouge, coiffé d’une couronne et encadré par deux L. Les colonnes et poutres évoquent le « style Eiffel », tandis que les faïences aux motifs potagers rappellent la vocation du lieu. À l’heure de l’almuerzo, qui précède le déjeuner, rendez-vous au Central Bar, tapissé d’azulejos. Un revêtement noir émaillé et terracotta imaginé par Francesc Rifé. Pl. de la Ciutat de Bruges, 46001 València, Espagne www.mercadocentralvalencia.es |
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Une reconversion réussie Fondé en 1281, hors des remparts musulmans de Valence, ainsi que d’autres couvents apparus après la conquête chrétienne de la ville, le monastère royal de Nuestra Señora del Carmen fut tour à tour transformé en un musée et une école des beaux-arts. Ignacio Pinazo Camarlench, Joaquín Sorolla et Manuel Benedito comptent parmi ses anciens élèves. Le réfectoire, la salle capitulaire, le dortoir, les cloîtres Renaissance et gothiques offrent à l’actuel Centre del Carme Cultura Contemporània (CCCC) autant d’espaces propices à accueillir simultanément une dizaine d’expositions. www.consorcimuseus.gva.es |
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© Joseph Gil / Visit Valencia |
Nuits éternelles Premier monument hôtelier de la ville, le Caro Hotel résume à lui seul 2000 ans d’histoire. Les restes d’une ancienne villa romaine, d’une architecture wisigothe, de remparts musulmans, d’arcs gothiques dialoguent en son sein avec les élégantes lignes tracées par le designer espagnol Francesc Rifé. Sur le toit, une piscine creusée dans la pierre permet de se rafraîchir en toute saison. Au sous-sol, le restaurant sert une cuisine savoureuse et authentique. L’endroit idéal pour recharger ses batteries après une longue journée de marche. C/ de l’Almirall, 14, 46003 València, Espagne www.carohotel.com |







