Si l’objectif des Journées d’Architectures À Vivre est de susciter des rencontres, il est toujours très enthousiasmant pour la rédaction de découvrir des suites concrètes à l’événement. C’est ainsi que Jean-Pierre Peyrières nous précise, en déposant ses propositions de visite sur la plateforme www.journeesavivre.fr, que les propriétaires qui ouvrent cette année leur maison ont participé, lors d’éditions précédentes, à des visites menées par l’architecte et qu’ils ont naturellement fait appel à lui, lorsque leurs rêves se sont concrétisés.
Fondateur de MCconcept, Jean-Pierre Peyrières est avant tout un passionné de l’architecture de maison contemporaine. Formé auprès de l’architecte Jean-Pierre Estrampes, il s’est progressivement spécialisé dans ce domaine, d’abord au sein de l’entreprise Architecture du T, vers 1995, à une époque où le secteur résidentiel n’était que peu développé en France, puis il a fondé MCConcept en 2017 avec deux jeunes associés, et depuis, il continue à dessiner des maisons individuelles dans un esprit de transmission de son expertise. Certains de ses projets ont été publiés dans les premiers annuaires du magazine. Depuis plus de vingt ans, il participe ponctuellement aux Journées d’Architectures À Vivre, une façon pour lui de rencontrer le public et de témoigner sur sa profession : « Chaque projet est différent, nous créons pour les clients, nous devons penser le projet dans lequel ils vont adorer vivre ! » Ainsi, les propriétaires d’un terrain à VentenacCabardès sont venus plusieurs fois visiter ses projets, puis, très réceptifs à son travail aux traits minimalistes, ils lui ont confié la construction de leur résidence : « J’ai travaillé en plan libre, je ne me suis pas contraint à une forme extérieure : le travail a été de lire le lieu et de comprendre les spécificités de la famille pour penser le projet juste. » Dans la recherche d’une relation privilégiée avec l’extérieur, il prend en compte dans ses plans le meilleur ensoleillement possible. Il choisit une disposition en L pour dégager au centre une terrasse et un espace piscine, en prenant garde de multiplier depuis la maison des connexions sur l'extérieur (vue sur le jardin, terrasses en prolongement des pièces de vie…). Pour mieux fondre le bâti dans un paysage arboré, il dessine une toiture plate. À l'intérieur, une cuisine ouverte, avec un principe de verrière, préserve la fluidité de circulation entre les différents lieux de vie, le tout accompagné d'une belle gestion de la lumière. Un projet finalisé l'an dernier, après six mois d'études et dix-huit mois de chantier.
Pour la seconde maison ouverte à la visite, située dans la région des lacs de Peyssies, comme dans tous les projets, l'architecte a pris le temps de bien s'imprégner à la fois du terrain et des vœux des propriétaires, qui souhaitaient mettre en étages les espaces de nuit. Le terrain, traversé par un fossé, n'était pas simple à appréhender : Jean-Pierre Peyrières s'est appuyé sur cette contrainte pour mieux la sublimer. Deux espaces sont ainsi dégagés : au nord, une zone dite de service avec le garage et l'entrée, qui vient littéralement enjamber le fossé ; au sud, un espace à vivre, avec une piscine, construite dans un second temps. Le volume du séjour, qui rappelle celui d'une cathédrale, est baigné de lumière naturelle par sa façade vitrée qui se prolonge en terrasse. Plus de dix ans après sa construction, cette maison offre également un bel exemple d'intégration dans le paysage et une totale maîtrise d'association de volumes différents. Comme le souligne l'architecte : « Elle reste unique, à sa juste place dans son environnement. »

