« C'est une maison de 280 mètres carrés, dont seulement 60 sont couverts » , s'amuse l'architecte Julien Veyron de l'atelier arcau.
Lorsqu'ils rencontrent les concepteurs il y a de nombreuses années, Catherine et Alain viennent de signer le compromis de vente d'un petit délaissé urbain clos de très beaux murs en pierres, au fond d'une venelle du centre-ville. Une perle rare… dont l'acquisition définitive ne se fera pas sans péripéties. Qu'à cela ne tienne, les quelques années d'études avant le début des travaux seront l'occasion de travailler à la gomme, d'ôter tout le superflu, tant en termes de programme que de système constructif. D'une maison avec trois chambres, le projet passe à un petit refuge pour un couple de jeunes retraités, poreux avec l'extérieur et flottant au-dessus d'un jardin paysagé par Madalena Beloti.
« Le parti architectural a coulé de source » poursuit l'architecte. « Nous avons joué avec les murs d'enceinte, que nous avons considérés comme les véritables limites de la maison. »
Depuis le portail en acier galvanisé, seuil des lieux, le cheminement jusqu'au couvert est scénarisé comme une promenade architecturale le long du mur nord. Il était important de s'éloigner le plus possible du mur au sud afin que celui-ci n'agisse pas comme un masque : les pièces de vie s'étirent donc d'est en ouest en déployant une longue façade vitrée, ouverte sur la terrasse. Pour réussir à habiter cette parcelle atypique, il a fallu jouer avec l'existant et l'orientation du terrain - « Bretagne oblige ! » dixit Julien Veyron.
⇒ Article paru dans le Hors-Série d'Architectures à Vivre n°41 : 1001 idées d'intérieurs
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