© © Krijn de Koning
Au Centquatre et en vingt-cinq couleurs, l’artiste néerlandais Krijn de Koning brouille les pistes en regroupant quinze œuvres en quatre espaces : « Intervenir avec un geste sculptural ou architectural, cela montre que même si les choses sont construites, elles ne sont pas aussi fixes qu’on les envisage », explique le disciple de Buren. Entre couleur pure ou vide extrême, escalier ensoleillé ou labyrinthe sombre, la structure protéiforme entraine son visiteur dans une divagation au fil de l’édifice, où les murs centenaires des salles d’exposition semblent disparaître sous ceux, chatoyants, de la construction éphémère… Des pièces dans les pièces, pour une installation temporaire qui questionnent la réalité du lieu et ses mutations : qui se souvient en effet, que du Centquatre, partaient autrefois 27 000 corbillards, pour un bâtiment où était logé le Service municipal des pompes funèbres ? Par ouverture ou obstruction, Krijn de Koning, infléchit l’itinéraire du site une nouvelle fois, pour un parcours… tout en nuances.

