© 16 logements, Fresh Architectures, Paris.
Vernissée, biseautée, blanche, noire ou lie-de-vin… ces adjectifs suffisent à peine à décrire le revêtement de tuile qui pare d’un habit de lumière la façade de seize logements locatifs parisiens. « Dès le départ, nous avons souhaité un matériau brillant qui reflète la présence du carrefour, explique Julien Rousseau, associé de l’agence fresh architectures. Le tout apparaît comme une alcôve scintillante et protectrice dans un environnement en mouvement perpétuel ! » Si le piéton a sans doute arrêté ses pas pour contempler l’édifice, il n’est pas le seul. Un jury d’architecture a également été séduit : en octobre 2014, la géométrie facettée de cet immeuble d’angle a été distinguée par le grand prix de la Tuile terre cuite architendance. Remise à Marseille, lors des Vingt-quatre heures de l’architecture, la récompense a fêté en 2014 sa deuxième édition avec sept nouveaux lauréats : aux côtés de fresh architectures, l’extension d’une mairie par l’Atelier Poinville, à la coque rousse en tuiles plates beauceronnes, côtoie une maison de vacances à l’île d’Yeu drapée de tuiles canal par skp Architecture. Ces belles trouvailles confirment la vitalité d’un matériau qui, pourtant utilisé pendant des siècles, avait été quelque peu délaissé par les concepteurs contemporains. Si les industriels, réunis au sein de la Fédération Française des Tuiles et Briques, soulignent sa diversité d’usage – avec quelque 250 modèles et 400 coloris –, ses qualités environnementales ne sont pas en reste. Faite d’argile et de sable, la tuile est en effet recyclable et, lorsqu’elle est vernie, n’est pas affectée par les dépôts de pollution car elle est naturellement nettoyée par la pluie…

