© © BAST – Bureau Architectures Sans Titre
État des lieux
Devenir propriétaire sans réduire la surface de leur habitation et tout en restant dans le quartier central de Saint-Aubin : tel était le souhait de ce jeune couple toulousain. Après avoir été conseillés par leurs amis architectes de l’agence BAST, ils jettent leur dévolu sur cet appartement de 82 mètres carrés, situé au troisième étage d’un immeuble de rapport. Le lieu a du potentiel, mais de lourds travaux sont nécessaires alors que le budget est restreint. Qu’importe, les nouveaux propriétaires sont prêts à mettre la main à la pâte afin de minimiser les coûts de main-d’œuvre en démolition et finitions. Ils souhaitent bénéficier de deux chambres, une vaste pièce de vie et un bureau-bibliothèque, lieu de travail indépendant. Si l’habitation a l’avantage d’être traversante, la lumière est en partie stoppée par un noyau central composé d’un enchevêtrement de cloisons et de circulations sombres.
Réponse des architectes
La problématique est donc clairement identifiée : redéfinir les espaces centraux en leur ramenant du jour à travers de nouveaux cloisonnements. Pour ce faire, les architectes imaginent un agencement en épicéa, un bois économique et robuste, habillé de panneaux translucides en polycarbonate pour laisser passer la lumière tout en conservant un certain degré d’intimité. La structure, qui délimite la nouvelle salle de bains et le bureau, est une solution modulable préfabriquée, montée sur place en moins de deux jours. Elle accueille des étagères imbriquées via un système d’accroche simple ; celles-ci peuvent se retirer, s’ajouter ou se déplacer selon les envies et besoins. Le plus long mur de la pièce à vivre est habillé d’une seconde peau en bois. Cette paroi intègre de nombreux rangements et accueille deux niches : la cuisine côté salon et une percée conséquente autour d’une petite fenêtre côté bureau, dont l’apport en éclairage naturel est ainsi optimisé.
Détails
Jusque-là déséquilibrés dans leur répartition, les radiateurs existants ont été démontés et redéposés dans les deux chambres et le salon selon leurs dimensions et l’usage des pièces. La réflexion sur l’éclairage a été poussée jusqu’au dessin de trois « postes de commande » disséminés dans l’appartement. Des boutons poussoirs industriels intégrés aux poteaux en bois permettent de gérer les variations de luminosité du lieu, via de nombreux plafonniers ainsi qu’un néon dans la cuisine. Désormais, à la nuit tombée, les pièces en second jour se font lanternes intérieures géantes, baignant le salon d’une douce clarté tamisée, comme le vérifient les architectes de BAST, qui passent régulièrement à l’heure de l’apéritif.

