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La Manufacture de l'Ordinaire — Maxime MATUSZEZAK|Auvergne-Rhône-Alpes




Le projet porte sur la rénovation lourde, thermique et architecturale d’une maison de village du milieu du XIXe siècle, implantée dans les Monts d’Or. La bâtisse, adossée à la roche et inscrite dans un tissu villageois dense, présente une situation singulière : sa façade principale s’ouvre exclusivement au nord, vers un jardin et une dépendance située en vis-à-vis, tandis que le terrain se déploie à l’arrière dans une topographie particulièrement escarpée. La maison a été transformée à plusieurs reprises au cours de son histoire. Elle associe aujourd’hui une partie anciennement habitée à une ancienne grange ou dépendance agricole, dont les usages successifs ont laissé les traces. Plutôt que de considérer ces transformations comme un état à effacer ou de chercher à restituer un état historique hypothétique, le projet prend appui sur cette épaisseur constructive et domestique pour proposer une nouvelle lecture de l’ensemble. L’intervention est guidée par une volonté de soustraction plutôt que d’addition. Il s’agit moins de transformer radicalement l’image de la maison que de la débarrasser des éléments accumulés au fil du temps, de retrouver une lecture plus claire de ses masses bâties et de révéler ses qualités spatiales et patrimoniales. La requalification de la façade nord constitue ainsi le point de départ du projet. Entre les deux masses maçonnées conservées, la façade est repensée comme un grand creux habité, largement ouvert sur le jardin. Cette nouvelle façade, constituée d’un ensemble menuisé en bois et largement vitré, transforme profondément la relation entre les espaces de vie et le jardin. Elle apporte une lumière naturelle jusqu’alors insuffisante et permet de réorganiser les espaces du rez-de-chaussée autour d’une relation plus directe au paysage. L’ancien balcon, démoli puis reconstruit à l’identique dans son principe d’usage mais avec une écriture contemporaine en serrurerie et caillebotis, participe à cette transformation. Sa matérialité filtrante laisse pénétrer une lumière légèrement bleutée et diffuse dans les espaces intérieurs, tout en conservant une forme de seuil entre maison et jardin. Le projet porte simultanément sur l’enveloppe, les usages, le confort et les abords. La rénovation thermique s’accompagne d’une réflexion globale sur les systèmes constructifs et les équilibres hygrothermiques d’une maison ancienne en pierre et en pisé. Les parois sont isolées par des matériaux biosourcés, notamment la laine de bois, tandis que le dallage et les combles font également l’objet d’une amélioration thermique. Le système de chauffage est entièrement repensé autour d’une pompe à chaleur et d’un plancher chauffant. La transformation ne s’arrête toutefois pas à la maison. Elle se prolonge dans le paysage escarpé du terrain par la création d’une terrasse et d’un bassin, rendus possibles par une intervention minimale mais structurante sur l’ancienne dépendance. La charpente et la couverture de celle-ci sont déposées afin de laisser place à un nouvel enclos maçonné. Dans cet espace prend place un « meuble » en béton qui constitue le bassin. L’accès à cet espace se fait sous ce volume, puis par un escalier en serrurerie qui conduit à une terrasse largement ouverte sur le paysage des Monts d’Or. La maison et le jardin sont ainsi pensés comme deux interventions indissociables. La nouvelle façade nord et la terrasse entretiennent une relation de réciprocité : chacune devient le contrepoint de l’autre et met en tension l’intervention architecturale avec le paysage. L’ambition du projet est finalement de transformer profondément les conditions d’habiter tout en intervenant avec mesure sur une architecture existante. Il s’agit de faire évoluer une maison ordinaire sans la banaliser, d’améliorer radicalement son confort sans nier sa matérialité, et de révéler, par quelques gestes précis, les qualités déjà présentes du bâti et de son site. (Note : synthèse rédigée via IA et modifiée à la suite de l’interview enregistrée de l’architecte chef de projet - LMO architectes)
Le projet trouve son origine dans une demande essentiellement liée aux conditions d’habiter. Les propriétaires d’une maison de village située dans les Monts d’Or ont sollicité l’agence face à une accumulation d’inconforts qui rendaient progressivement l’usage de la maison difficile : organisation intérieure peu lisible, faiblesse de l’éclairage naturel, inconfort thermique été comme hiver et désordres liés à la nature et aux transformations successives du bâti. Construite au milieu du XIXe siècle, la maison présente une histoire constructive composite. Elle rassemble une ancienne partie habitée et une ancienne dépendance de type grange, dont l’usage initial reste lié à l’activité domestique et agricole du village. Au fil du temps, plusieurs transformations ont modifié son organisation et son apparence. Des éléments ont été ajoutés, certaines façades ont été reprises et des matériaux contemporains sont venus recouvrir ou perturber les dispositions anciennes. Le bâti présentait notamment des murs en pierre et en pisé recouverts d’enduits ciment, ainsi que différentes traces de désordres : humidité, moisissures et fissurations. Ces pathologies ne pouvaient être dissociées de la question plus globale du comportement thermique et hygrothermique de la maison. La faiblesse de l’isolation et les caractéristiques des matériaux employés lors des transformations successives participaient directement à l’inconfort ressenti par les occupants. À ces problématiques techniques s’ajoutait une difficulté spatiale. L’organisation intérieure avait été construite progressivement et ne répondait plus aux usages contemporains des habitants. Les pièces de vie souffraient également d’un manque important de lumière naturelle, lié notamment à la configuration très particulière du site : la maison est adossée à une falaise et sa façade principale s’ouvre au nord sur un jardin, dans un tissu villageois dense. La commande initiale portait également sur la possibilité de créer une terrasse et un bassin. Les propriétaires souhaitaient pouvoir profiter davantage de leur terrain et du paysage des Monts d’Or, mais la topographie rendait cette ambition particulièrement complexe. À l’exception du jardin situé au nord, le terrain est extrêmement escarpé et difficilement accessible. La création d’un espace extérieur confortable ne pouvait donc être envisagée comme un simple aménagement paysager ajouté à la maison. Ces différentes demandes ont conduit l’agence à élargir le champ de la réflexion. Plutôt que de traiter séparément les problèmes thermiques, les désordres constructifs, l’organisation intérieure et les espaces extérieurs, le projet propose une intervention globale sur la maison et son environnement immédiat. Cette approche s’inscrit également dans une réflexion sur la valeur patrimoniale du lieu. Il ne s’agit pas ici d’un patrimoine monumental, mais d’un patrimoine ordinaire, constitué par une architecture domestique, un paysage, une implantation villageoise et des modes constructifs traditionnels. La maison participe à l’identité du village autant par sa matérialité que par sa relation à la rue, à la falaise, au jardin et au grand paysage. Le projet est donc né de la rencontre entre des besoins très concrets — améliorer le confort, la lumière, les usages et les performances de la maison — et la volonté de préserver et révéler les qualités existantes du site. Cette lecture a conduit à privilégier une intervention par soustraction et clarification. La façade nord, particulièrement altérée par les transformations successives, devient le support principal de cette nouvelle lecture. Les éléments ajoutés au fil du temps sont purgés afin de retrouver une composition plus lisible entre les deux masses maçonnées de la maison. La commande évolue ainsi d’une demande de rénovation vers une réflexion plus large sur la manière d’habiter une construction ancienne aujourd’hui. Le projet cherche à conjuguer amélioration du confort, sobriété de l’intervention, performance environnementale et respect du caractère architectural et paysager du lieu. (Note : synthèse rédigée via IA et modifiée à la suite de l’interview enregistrée de l’architecte chef de projet - LMO architectes)
La première contrainte du projet réside dans la nature même du bâti existant. Cette maison de village du XIXe siècle est construite selon des principes traditionnels associant notamment pierre et pisé. Elle a par ailleurs subi plusieurs transformations au cours de son histoire, avec l’ajout de matériaux et de dispositifs contemporains qui ont progressivement modifié son fonctionnement constructif et son apparence. Les murs avaient notamment été recouverts d’enduits ciment, avec pour conséquence une dégradation du fonctionnement hygrothermique des parois. Des traces de moisissures, des problèmes d’humidité et des fissurations témoignaient de ces déséquilibres. La rénovation devait donc permettre d’améliorer fortement les performances thermiques sans appliquer à une construction ancienne des solutions incompatibles avec sa nature constructive. La seconde contrainte est liée à la situation géographique et topographique du projet. La maison est adossée à une falaise et implantée dans un tissu villageois dense. Sa façade principale est orientée vers le nord et donne sur un jardin, lui-même organisé face à une dépendance. Les possibilités d’extension ou de modification volumétrique étaient donc limitées, tant par la configuration du site que par la proximité du bâti environnant. À l’arrière de la maison, le terrain devient particulièrement escarpé. Cette topographie constitue à la fois une contrainte technique et une qualité paysagère majeure. Elle rend difficile l’accès aux différentes parties du terrain et complique considérablement la création d’une terrasse et d’un bassin. L’enjeu consistait donc à intervenir dans cette pente sans chercher à la neutraliser par une artificialisation massive du terrain. La contrainte patrimoniale est également importante. La maison ne relève pas d’une logique de patrimoine monumental, mais appartient à un patrimoine domestique et vernaculaire qui participe à l’identité du village. Son implantation, ses masses en pierre, ses proportions, sa relation à la rue et au jardin constituent autant d’éléments à prendre en compte. L’intervention devait pouvoir être contemporaine sans rompre avec cette continuité. À l’intérieur, l’organisation héritée des différentes périodes de transformation ne correspondait plus aux usages actuels. Les espaces de vie étaient peu lisibles et insuffisamment éclairés. L’amélioration du plan nécessitait donc une intervention significative sur le rez-de-chaussée, notamment la modification et la création d’un escalier. La question de la lumière constituait une contrainte particulièrement forte. La façade principale étant orientée au nord et les pièces de vie étant implantées dans un contexte bâti dense, les apports lumineux étaient insuffisants. L’amélioration de l’éclairement ne pouvait donc pas simplement reposer sur l’ajout ponctuel de nouvelles ouvertures : elle nécessitait une réflexion globale sur la façade et sur la relation entre intérieur et extérieur. La rénovation thermique constituait une autre contrainte majeure. Il fallait améliorer sensiblement l’enveloppe et les systèmes de chauffage tout en respectant les spécificités du bâti ancien. Le projet devait donc articuler isolation, inertie, gestion de l’humidité et choix de matériaux compatibles avec les parois existantes. Enfin, la création des espaces extérieurs devait composer avec un site particulièrement contraint. Il fallait rendre possible l’accès à une terrasse et à un bassin sans multiplier les terrassements ni créer une succession d’ouvrages indépendants. La réponse devait trouver sa place dans la logique constructive et paysagère existante. L’ensemble de ces contraintes a conduit à une stratégie d’intervention mesurée : conserver les masses bâties qui structurent l’identité de la maison, supprimer les ajouts qui en brouillent la lecture, intervenir ponctuellement mais profondément là où les usages l’exigent, et prolonger cette logique dans le paysage. (Note : synthèse rédigée via IA et modifiée à la suite de l’interview enregistrée de l’architecte chef de projet - LMO architectes)
La stratégie développée consiste à intervenir simultanément sur la maison, son enveloppe, son organisation intérieure et ses abords, en recherchant une cohérence entre amélioration des performances, transformation des usages et préservation du caractère existant. Le premier geste est celui de la soustraction. Les éléments ajoutés au fil des transformations successives sont purgés afin de retrouver une lecture plus simple de la bâtisse. La façade nord devient le support principal de cette transformation. Située entre les deux masses de pierre conservées, elle est entièrement démolie puis reconstruite sous la forme d’un grand ensemble menuisé en bois. Cette nouvelle façade est largement vitrée afin de maximiser les apports de lumière naturelle dans les espaces de vie du rez-de-chaussée. Elle ne constitue pas une simple nouvelle enveloppe : elle devient un dispositif spatial mettant directement en relation la maison, le jardin et le paysage. Le dessin de la menuiserie reprend une trame volontairement maîtrisée, faisant écho aux éléments conservés de la façade existante tout en assumant une expression contemporaine. L’ancien balcon est lui aussi démoli puis reconstruit dans une écriture plus légère. Réalisé en serrurerie et en caillebotis, il fonctionne comme un filtre entre la maison et le jardin. Sa matérialité ajourée permet à la lumière de traverser le dispositif et de pénétrer plus profondément dans les espaces du rez-de-chaussée. Le balcon devient ainsi à la fois une extension de l’espace habité, un seuil et un dispositif climatique et lumineux. À l’intérieur, la distribution du rez-de-chaussée est profondément reconfigurée afin de répondre aux usages contemporains. Les espaces sont simplifiés et rendus plus lisibles. La modification et la création de l’escalier participent à cette nouvelle organisation et permettent de reconnecter les différentes séquences de la maison. La rénovation thermique est menée de manière globale. Le système de chauffage est entièrement repensé avec la mise en place d’une pompe à chaleur et d’un plancher chauffant. L’enveloppe est renforcée par une isolation biosourcée, notamment en laine de bois, appliquée aux parois verticales. Le dallage et les combles sont également isolés afin de réduire les déperditions et d’améliorer le confort général. Ces interventions sont pensées en relation avec la nature du bâti ancien. L’objectif n’est pas seulement d’augmenter une performance thermique théorique, mais de retrouver un équilibre constructif durable entre isolation, inertie et gestion de l’humidité, tout en conservant autant que possible les éléments constitutifs de la maison. Le projet paysager prolonge cette même logique. L’ancienne dépendance, dont la couverture et la charpente sont déposées, devient un nouvel espace extérieur protégé par un enclos maçonné. Dans celui-ci prend place un volume en béton, conçu comme un véritable « meuble » architectural décollé de l’enceinte en pierre, et accueillant le bassin. L’accès à ce nouvel espace se fait sous ce volume de béton, puis par un escalier en serrurerie qui accompagne la topographie et conduit à une grande terrasse ouverte sur le paysage des Monts d’Or. Plutôt que de lutter contre la pente, le projet l’utilise pour construire une séquence d’accès et une succession de seuils. La terrasse et la nouvelle façade nord sont conçues comme deux interventions complémentaires. Depuis la maison, la terrasse devient une extension du paysage habité ; depuis la terrasse, la nouvelle façade constitue le premier plan architectural du paysage. Cette réciprocité donne une cohérence à l’ensemble de l’intervention. Enfin, le choix des matériaux et des tonalités reste volontairement sobre. Le projet ambitionne une forme de politesse avec la rue et le village . Les éléments conservés de la façade principale, la trame des nouvelles menuiseries, la serrurerie et les matériaux minéraux composent un ensemble volontairement mesuré. L’intervention transforme ainsi profondément les conditions d’habiter tout en limitant son impact formel. La réponse architecturale repose moins sur l’ajout de nouveaux volumes que sur la révélation des qualités existantes, la clarification des espaces et la mise en relation de la maison avec son jardin et le grand paysage. (Note : synthèse rédigée via IA et modifiée à la suite de l’interview enregistrée de l’architecte chef de projet - LMO architectes)
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